Le secret de la manufacture de chaussettes inusables • Annie Barrows

16:01:00

Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, mais tous les lecteurs l’ayant découvert sont unanimes : c’est une petite pépite ! En revanche, j’avais depuis longtemps dans ma P.A.L Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, deuxième roman d’Annie Barrows, lui aussi très bien accueilli par la critique. Les habitants de Macedonia m’ont accompagné toute une semaine sur les routes canadiennes. A leurs côtés, j’ai découvert l’univers fantasque de la famille Romeyn et je n’ai pas vu les 1 000 km de route passer. Un roman léger et attachant. 

La quatrième de couverture… 


“ Layla Beck, une jeune citadine fortunée, fille d'un puissant sénateur du Delaware, refuse d'épouser le riche parti que son père a choisi pour elle et se voit contrainte d'accepter un emploi de rédactrice au sein d'une agence gouvernementale. Elle n'a jamais travaillé de sa vie, mais en ces temps de grande dépression, nécessité fait loi. Sa mission : se rendre dans la petite ville de Macedonia, interroger ses habitants hauts en couleur, et rédiger l'histoire de cette ville sur le point de célébrer le cent-cinquantenaire de sa fondation. Elle prend pension chez les Romeyn, des excentriques désargentés, autrefois propriétaires d'une grande fabrique de chaussettes et autres articles de bonneterie – Les Inusables Américaines – qui a été ravagée par un incendie plusieurs années auparavant. Ce drame, qui a coûté la vie au grand amour de Jottie Romeyn, reste gravé dans les mémoires et suscite encore bien des questions. Ce même été, Willa Romeyn, douze ans, grande admiratrice de Sherlock Holmes, décide de tourner le dos à l'enfance et d'utiliser ses dons de déduction pour percer les mystères qui semblent entourer sa famille. De question en réponse, de soupçon en révélation, Layla et Willa vont bouleverser le cours des choses, changer profondément et à jamais l'existence de tous les membres de leur petite communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.” 

Mon avis… 


Au sein de la manufacture de chaussettes inusables, le rocambolesque fait foi ! Ce roman nous plonge dans l’ambiance moite de la Virginie des années 30. Willa, douze ans, nous accueille dans sa charmante petite ville toute blanche, a bien des égards triste et désertique, mais au fond formidablement captivante. Car aux plus hauts sommets de son enfance, Willa prend tout à coup conscience que les adultes lui cachent bien des choses. Dès lors, la petite fureteuse se fait la promesse de ne plus jamais être dépassée par les informations et de toujours tout savoir, avant tout le monde. A travers le prisme de sa naïveté enfantine, Willa découvrira la dureté des mots mais surtout des sentiments. Une histoire d’amour avortée. La mort trop tôt arrivée. La séduction déplacée. La dévotion parfois trop installée. La trahison facilement acceptée.

Annie Barrows balaie tout un pan d’émotions contradictoires qui se mêlent en un ensemble improbable et joyeux. Certes l’histoire est incroyablement prévisible, mais revêt une originalité rafraîchissante. On se prend d’attachement pour cette famille tout de même un peu timbrée, notamment pour ces portraits de femmes tous plus surprenants les uns que les autres. L’auteure nous accroche grâce à la psychologie de ses personnages et finalement les 600 pages du livre se dévorent avec une facilité déconcertante. 

On regrette cette fin un peu plate, davantage digne d’un scénario de comédie romantique que d’un bon roman, mais elle reste charmante pour les âmes un brin sensibles. 

Pour résumer… 


Un livre sans prétention mais qui accroche assez facilement le lecteur. Malgré quelques longueurs, on s’intéresse volontiers aux péripéties de Macedonia, ses habitants, ses histoires et surtout ses secrets. Un livre charmant que l’on lit assez facilement et qui saura sans aucun doute vous faire passer un bon moment ! A découvrir. 

Ma note… 


15/20

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1 commentaires

  1. Un livre charmant mais qui n'a pas su me procurer le même plaisir que son prédécesseur écrit à quatre mains.

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