L'oiseau de mauvais augure • Camilla Läckberg

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Chronique littéraire "L'oiseau de mauvais augure" de Camilla Läckberg par Mally's Books.
Alors que les temps consacrés à la lecture se font rares ces dernières semaines, j’accueillais les retrouvailles avec Camilla Läckberg avec une grande impatience. Malheureusement, les contraintes se sont enchaînées au cours de ma rencontre avec L’oiseau de mauvais augure. En mettant de côté le fait qu’il a été difficile de dégager quelques minutes pour me plonger dans le livre, j’ai surtout été déçue de l’intrigue un poil fade avec laquelle l’auteure mène ses personnages. Ne s’y trompons pas, le quatrième tome des aventures d’Erica Fack et Patrick Hedström reste un mon ouvrage, cependant un peu moins entraînant que les précédents opus. 


La quatrième de couverture… 


« L'inspecteur Patrik Hedström est sur les dents. Il voudrait participer davantage aux préparatifs de son mariage avec Erica Falck, mais il n'a pas une minute à lui. La ville de Tanumshede s'apprête en effet à accueillir une émission de téléréalité et ses participants avides de célébrité, aussi tout le commissariat est mobilisé pour éviter les débordements de ces jeunes incontrôlables. Hanna Kruse, la nouvelle recrue, ne sera pas de trop. D'autant qu'une femme vient d'être retrouvée morte au volant de sa voiture, avec une alcoolémie hors du commun. La scène du carnage rappelle à Patrik un accident similaire intervenu des années auparavant. Tragique redite d'un fait divers banal ou macabre mise en scène ? Un sombre pressentiment s'empare d' l'inspecteur. Très vite, alors que tout le pays a les yeux braqués sur la petite ville, la situation s'emballe. L'émission de téléréalité dérape. Les cadavres se multiplient. Un sinistre schéma émerge... » 

Mon avis… 


De Camilla Läckberg, j’ai toujours salué l’esprit vif et les intrigue intelligemment menées. Dans La princesse des glaces, j’avais été séduite par la finesse émotionnelle. Dans Le prédicateur, j’ai respecté la prise de risque de s’attaquer à un sujet aussi épineux que la religion. Dans Le tailleur de pierre, j’avais adoré la construction de l’histoire, alternant entre passé et présent. Alors pour moi, lire un Camilla Läckberg, c’était l’assurance de passer un moment de lecture exceptionnel ! Malheureusement, L’oiseau de mauvais augure n’a pas été à la hauteur de mes espérances. 

Si le thème de la téléréalité était tout à fait adapté à l’époque de l’écriture du livre (publication en 2006), au moment où les émissions de téléréalité envahissaient les programmes TV de toute l’Europe, le sujet m’a semblé quelque peu usé aujourd’hui. Bien sûr, le fait que l’auteure s’intéresse à un fait de société, qui a par ailleurs lourdement impacté nos perceptions du monde, est tout à fait honorable. Ce qui m’a davantage gêné, c’est la tentative de donner un peu de profondeur à ces personnages, en les faisant passer pour des victimes d’une enfance trop difficile. Je n’ai accroché avec aucune de ces destinées. 

Quant à nos deux héros, Patrick et Erica, je les ai trouvés résolument absents. L’histoire se concentre sur l’enquête menée par un Patrick devenu un brin imbu de sa personne, voire parfois carrément désagréable. Je n’ai pas reconnu ce personnage pour lequel j’avais pourtant eu beaucoup de sympathie dans les précédentes publications. Erica, quant à elle, se trouve clairement en retrait, reléguée aux tâches typiquement féminines de l’organisation d’un mariage et de l’éducation des enfants. Où diable se trouve cette curiosité qui nous avait tant charmés ? Enfin, je m’attendais également à en apprendre un peu plus de l’histoire personnelle d’Anna, qu’on avait laissé dans une délicate position, mais ce tome ne nous apprend que peu de choses sur sa nouvelle vie. 

Fort heureusement, on se rassurera en apprenant que la chute ouvre la voie à une nouvelle intrigue impliquant Elsi, la mère d’Erica. Ce cinquième volume va nous emmener dans les sombres souvenirs du nazisme. Une histoire sur fond de secret familial qui devrait nous redonner la foi en Camilla Läckberg. 


Pour résumer… 


De toute la série, L’oiseau de mauvais augure est aujourd’hui le livre qui m’a le moins séduit. L’intrigue est globalement fade, les indices se distillent bien trop facilement ce qui nous mène vite sur la piste du tueur. Un tome beaucoup moins palpitant que les précédents, mais qui reste malgré tout un bon polar. Un bémol toutefois sur la traduction qui m’a paru fatalement ringarde. Pour ce qui est du pari rétro, c’est gagné, j’ai fait un bon de quinze ans en arrière ! 

Ma note… 


14/20

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