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mardi 12 avril 2016

La théorie de la contorsion • Margaux Motin

Chronique littéraire La théorie de la contorsion par Mally's Books
Jongler entre les crayons, les doudous, les découverts, la bouffe, l'alcool, les chaussures, les clopes, les horaires de son mec, la bienveillance de sa mère... Pfiuuuu ! La vie d'une femme moderne est décidément épuisante ! " Et tellement passionnante !"  diront les fans ! Euhh... Mouais.

Dans La théorie de la contorsion, Margaux Motin rétablit la vérité sur le mythe de l'artiste blogueuse ascendant MILF fashionista et dévoile l'étendue de ses personnalités de manière... très naturelle.


La quatrième de couverture…


" Je suis quelqu'un d'assez souple, dans la vie, en général. J'veux dire, je m'adapte à peu près à toutes les situations. Mais dès qu'on essaie de me ranger dans des cases et de me coller des étiquettes, je suis trop nombreuses, on fait des crises de claustrophobie. C'est mauvais pour mon teint et en plus, après, je digère mal. Je veux bien être " Mère ", ça me va. " Illustratrice ", c'est cool. " Fiiiille ", ça me satisfait, de toute façon, si je devais faire pipi debout, j'arrêterais pas de saloper mes godasses. Mais je ne peux pas être que ça, tout le temps. Je veux être libre d'être toutes les femmes que j'ai envie d'être, même celles auxquelles j'ai pas encore pensé, même celle que je ne pensais pas vouloir être y'a cinq minutes. Et ça me semble évident que ça serait archi pas écologique tout le papier qu'il faudrait pour coller des étiquettes à toutes ces bonnes femmes... Donc autant nous laisser courir toutes nues dans les champs de pâquerettes."

Mon avis…


Toujours aussi déjantée que dans l'album précédent, elle nous raconte son quotidien de so busy women et ça marche à tous les coups. Parce que Margaux, c'est un peu l'image qu'on n'ose pas se renvoyer de nous-même : sans gêne, vulgaire, de mauvaise foi et un brin feignasse. On passe un bon moment, on déculpabilise et moi, j'adhère.

J'apprécie sa capacité de questionnement et sa façon si particulière de sublimer l'art de la blase. L'un de mes passages préférés est celui où Poupette se précipite pour décrocher le téléphone et raconte délibérément sa vie à l'interlocuteur sous le regard détendue de sa maman. Détendu jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que la personne au bout du film n'est pas la mamie mais plutôt sa conseillère bancaire... VDM.

Le quotidien de maman est le plus présent dans cet album et étrangement, c'est ce qui m'a fait le plus rire. Mention spéciale également pour la planche sur la playlist des cœurs brisés qui est un vrai bijou, très représentatif de la génération Y.

Pour résumer…


Encore une fois, c'est une belle réussite pour Margaux Motin qui manie l'autodérision avec brio. A découvrir pour se relâcher avec une journée éreintante.

Ma note…


14/20


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